Elizabeth Garouste, « La conteuse »

A l'ouverture d'Avant-Scène en 1986, Elizabeth Garouste faisait partie de la génération d'artistes fantaisistes baroques qu'Elisabeth Delacarte a toujours eu à coeur de découvrir et promouvoir dans sa galerie. Leur relation ne s’est jamais tarie depuis.

A cette époque, Elizabeth Garouste était déjà considérée comme l'un des chefs de file du renouveau des Arts Décoratifs des années 80. Ses créations feront partie des incontournables de la galerie.

Fidèle à sa relation privilégiée avec Elisabeth Delacarte, c’est chez Avant-Scène qu’Elizabeth Garouste fait découvrir au public l’évolution de son univers de création personnel en 2007.

Aujourd'hui, Elizabeth Garouste recompose son vocabulaire décoratif où l'essence de son style baroque s'épanouit avec grâce et imagination. Un baroque à comprendre comme un jeu permanent sur les possibilités des formes et des matières…

Inspirées par la nature, ses créations sont des fantaisies végétales ou minérales, tout droit sorties du refuge d'une fée où les lampes seraient des pièges à lucioles.

Le refus de symétrie donne aux objets un aspect organique comme torturé par les éléments. La magie subtile des couleurs -les patines, les ors, les bronzes, les teintes lustrées - raisonne avec l'expressionnisme des formes. Le résultat est singulier, forcément rare, chaque oeuvre étant éditée à peu d'exemplaires.

A chaque mutation de l’artiste, inéluctable au contact de toute nouvelle matière qu’elle découvre, la Galerie Avant-Scène présente les créations icônes d’Elizabeth Garouste. Un long chemin de vie, pavé d’oeuvres d’art.

> BIOGRAPHIE D'ELIZABETH GAROUSTE

Le design et l’art, l’esprit et le cœur, sont intimement liés pour former la personnalité d’Elizabeth Garouste. Si elle étudia à l’école d’architecture et de design Camondo à Paris, c’est aussi là qu’elle rencontrera l’artiste Gérard Garouste, son futur mari.

1980. Alors que Jean-Michel Ribes demande à Elizabeth de concevoir les décors et costumes d’une pièce au théâtre du Rond Point à Paris, c’est au couple Garouste que l’étonnant Fabrice Emaer confie la décoration du Privilège, le restaurant du Palace. Elizabeth au mobilier, Gérard aux fresques murales.

Nul n’ignore aujourd’hui le succès étourdissant du lieu qui deviendra une icône de la vie parisienne. Gérard Garouste se consacrera alors à la peinture. La designer se retrouve en tête de file des «barbares », un mouvement rebelle à l’hégémonie du tout industriel de l’époque.

Elizabeth renoue avec des matériaux délaissés comme le bronze ou le fer, ne craint ni les envolées lyriques du baroque, ni les facéties enfantines. L’art est entré dans le mobilier. C’est en duo avec Mattia Bonetti que son travail sera immédiatement plébiscité par d’importantes galeries comme Néotu à New York, les galeries Shisheido à Tokyo, David Gill à Londres ou chez Avant-Scène à Paris.

Le mobilier pièce unique se voit ainsi accessible aux amateurs alors que se succèdent les aménagements privés comme pour la maison de haute couture de Christian Lacroix, les appartements de S.A.S la Princesse Von Thurn und Taxis au Château de Regensburg, ou encore le château de Boisgeloup pour Bernard Picasso.

Les projets se suivent mais ne se ressemblent pas ; grand public avec Nina Ricci cosmétiques, le renouveau de la carafe Ricard ou le tramway de Montpellier ; institutionnel avec les commandes d’un bureau et d’une salle d’attente pour le premier ministre. Les musées s’emparent de leurs créations devenues icônes d’une époque, le Centre Georges Pompidou, les musées des Arts décoratifs de Bordeaux et de Paris ou encore le Victoria & Albert Museum de Londres ou la Biennale de Venise.

Depuis 2002, Elizabeth Garouste cumule le design de mobilier, les créations pour des clients particuliers comme Christian Louboutin et ses boutiques, et des travaux purement artistiques. Elle a choisi de travailler en solo, laissant libre cours à son imaginaire dans des domaines qu’elle n’avait jusqu’alors que peu abordés, la sculpture et le dessin.

Nul doute que son investissement auprès de son mari Gérard Garouste dans leur fondation y soit pour beaucoup. Depuis 1991, confrontés à la détresse de certains jeunes en milieu rural, le couple a créé la Source pour prévenir l’exclusion des enfants en difficultés en développant leur créativité artistique. L’art d’Elizabeth Garouste se fait écho des besoins d’aujourd’hui. Art de communication. Art de libération. Art salvateur.

La Source, association à vocation sociale et culturelle
http://www.associationlasource.fr/

Elizabeth Garouste en huit dates :

1980 : Décoration du Privilège, Le Palace, avec Gérard Garouste.
1986 : Première collaboration avec Avant-Scène
1987 : Décoration de la maison de haute couture et identité graphique de Christian Lacroix
1991 : Fondation de l’association La Source avec Gérard Garouste
1992 : Design d’une ligne de cosmétique et de parfum pour Nina Ricci
2007 : Exposition solo à la galerie Avant Scène. « La nouvelle histoire »
2009 : Mobilier pour les boutiques Christian Louboutin à Paris et Moscou
2013 : Exposition solo à la galerie Avant-Scène « Univers onirique »


> REVUE DE PRESSE CONSACRÉE À ELIZABETH GAROUSTE

Contemporain sept - nov 2007

Elizabeth Garouste : Le retour de la fée barbare par Julien morel

"Après six d'absence, Elizabeth Garouste revient sur la scène artistique parisienne avec deux expositions où elle présente ses nouvelles créations." ...

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Maison Française octobre 2007

Une femme sous influences par Christiane Germain

"Elizabeth Garouste est évidemment là où on ne l'attend pas. Son imagination et son pouvoir de création sont infinis." ...

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Elle Décoration - octobre 2007

Elizabeth Garouste Le retour par Edith Pauly

Deux importantes galeries parisiennes vouées aux meubles de créateurs s'associent pour présenter les nouveautés d'Elizabeth Garouste. Agnès Belebeau, de la galerie En Attendant les Barbares, exposera les oeuvres de petite taille en bronze, tandis qu'Elisabeth Delacarte se réserve, chez Avant-Scène, des pièces imposantes en bronze, fer battu, céramique.