mino

Ce qui frappe chez cette artiste est la profondeur du regard. En suivant son chemin calme et solitaire, elle ne s'arrête pas à la surface de la toile, mais va au-delà, vers un mystérieux arrière plan : son secret. » Patrick Modiano (2001) Dans les années 1980, j'ai découvert le travail de MINO à travers ses grandes réalisations murales peintes au Ministère de la Culture, sur un mur pignon du XIIème arrondissement de Paris, au Centre National des Lettres. Dès l'ouverture d'Avant-Scène en 1986, MINO a tout naturellement trouvé sa place parmi les expositions de mobilier d'artistes contemporains, vocation spécifique de la Galerie. Le mouvement et l'abondance des couleurs ont toujours tenu une place primordiale dans la peinture de MINO. Comme l'a souligné Charles Dantzig (portrait dans Femme Nov. 2001) «cette peinture, même si elle a évolué, montrait déjà ses qualités essentielles : la vivacité, la luminosité, la décision, une allégresse… Le travail de MINO ne laisse que des contours, quelque chose qui évoque plutôt qu 'il ne montre…». Pendant toutes ces années, Avant-Scène a présenté les multiples facettes de la création de MINO : bâches peintes, paravents, tableaux, petites sculptures, jouets (en métal peint). Lors d'un long séjour en Espagne dans les années 1990, sa sculpture a pris un nouvel essor, évoluant du bas relief vers la ronde bosse. Au regard du travail de peinture, de plus en plus abstrait, sa sculpture laisse le champ libre à des formes plus sensuelles et primitives autour des thèmes suivants : Venus, pieds, mains, algues. Entre végétal et animal, le règne des Vénus de MINO s'avère dans une grâce sobre sans jamais perdre le pas sur une force presqu' enfantine